* voyeurisme *
la théorie ?
"Je veux lancer un appel à tous ceux qui dans le monde croient aux valeurs de tolérance, de liberté, de démocratie et d’humanisme, à tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et par les dictatures, à tous les enfants et à toutes les femmes martyrisés dans le monde pour leur dire que la France sera à leurs côtés, qu’ils peuvent compter sur elle.
Mes chers compatriotes, nous allons écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire. Je suis sûr qu’elle sera grande et belle, et du fond du cœur ce soir je vous dis :
Vive la République !
Vive la France ! "
Je serai le Président de tous les Français
nicolas sarkozy
salle Gaveau - second tour de l'élection présidentielle
dimanche 6 mai 2007
la pratique ?
La morale ?
y'en a pas !
mais :
* voyeurisme *
"sein gauche et rouge aux joues..."
les personnages :
tyler et sa collègue c.
les accessoires :
1 bureau, 2 sièges, 1 ordinateur, 2 cafés.
la scène :
(fondu enchaîné)
c. vient parler boulot, s'assied face à tyler, coude gauche posé sur le bureau, tête appuyée dans la main gauche,
l'autre main empoignant l'accoudoir du siège, jambes croisées, jupe fendue, bas noirs, leurs genoux se frôlent.
tyler, essayant de rester concentré, expose un argument quand soudain :
tyler
(à sa grande surprise et montrant du doigt)
euh... je vois ton sein gauche entre les 2 boutons de ton chemisier...
c.
(sourire en coin)
t'emballes pas, c'est que j'ai perdu un bouton et c'est surtout mon soutien-gorge que tu vois là.
couleur chair, c'est trompeur.
tyler
(plus rouge et plus bafouillant qu'à son habitude)
euh... oui... non... je m'emballe pas... et c'est pas ce que je...
euh... hum... en fait je sais pas pourquoi... je... euh...
c.
(entrebâillant un peu plus son chemisier afin de faire constater)
regarde !
tyler
(détournant le regard vers l'écran de son ordinateur et tentant de faire diversion)
tiens, on va regarder les deux seins... les dessins !
un café ?
c.
(assez satisfaite d'elle)
oui, merci.
* voyeurisme *
j'ai vu f. et m. et leur petite l.
4 mois qu'on s'était pas vus...
j'avais à peine enlevé mon blouson que f., toujours aussi direct, m'a demandé :
"ça doit être sacrément bizarre de se retrouver célibataire après tant d'années, non ?
j'espère que vous êtes pas fâchés quand même."
j'ai répondu :
"mouais, ça va...
le côté positif du célibat c'est que maintenant je vais pouvoir me consacrer aux top-models suédoises !
j'ai entendu dire qu'elles me réclamaient... mais je ne garantis rien, je suis très demandé en ce moment !"
il a souri en disant :
"ok, si tu veux pas en parler..."
et puis on a passé une bonne soirée.
et puis, une fois de plus, j'ai détourné la conversation...
* exhibitionnisme *
écrire comme moyen d'expression ?
écrire comme thérapie ?
écrire une note sur mon écriture de notes ?
je tartine des pages et des pages de notes.
j'en suis à 50 environ, en moins d'un mois d'activité ici.
la plupart sont en "mode brouillon" ...
trop personnelles, trop fouillis, pas assez mures, pas assez intéressantes...
parfois je me connecte, clique sur "écrire une note", et laisse aller le flot des mots.
de l'écriture automatique y parait...
mais à ce niveau là, ça devient de l'écriture frénétique !
certaines me font rire.
certaines me font de la peine.
certaines s'arrêtent en plein milieu d'une phrase
d'autres sont telles qu'elles.
et ça me libère un peu parce qu'elles vont vivre leur vie.
elles vont être lues, peut-être... c'est pas le plus important.
elles ne m'appartiendront plus !
elles auront eut leur effet... (surtout celles "taguées" "jack")
je trouverai peut-être une façon de dompter tout ça.
ou pas.
peut-être je vais me lasser...
ou pas.
on verra...
ne surtout pas essayer de tout vouloir contrôler !
mais pour l'instant je sens que j'en ai besoin.
et vais essayer de dormir... enfin !
* voyeurisme *
le rêve américain ?
"le rêve américain, c’est la liberté d’être un homme libre"
johnny hallyday-chanteur français
la réalité américaine ?
"i thought europe was a country"
kellie pickler-chanteuse américaine
* voyeurisme *
un jour triste et joyeux,
comme dans la vraie vie...
vivement demain !
* exhibitionnisme *
être en colère...
j'en ai peur.
la colère aveugle, elle brouille les pistes,
elle abime, elle ronge, elle rend sourd.
je n'ai jamais laissé libre cours à ma colère.
ou si peu...
je l'ai toujours bridée de peur qu'elle ne m'emporte loin de la raison...
finalement, tout garder en soi et se ronger de l'intérieur.
la colère, ça peut être salutaire !
vouloir être en colère...
tellement, parfois.
vomir mon ras le bol.
qu'elle se manifeste, pour voir.
me lâcher pour mieux me libérer.
déverser des flots de bile bruyants et violents.
de la colère gratuite pour sentir un peu d'apaisement.
quitte à ne pas en être fier, quitte à le regretter.
la colère, ça peut défouler !
mais elle ne se manifeste pas...
elle est en moi pourtant, je la sens.
elle se cache quelque part.
dans un réflex, je l'étouffe à chaque prémices.
peut-être suffirait-il que je l'accepte.
que je lui laisse une chance.
afin de mieux la connaitre.
la colère, il faut que je m'y autorise !
(note pour moi-même : me prévoir une bonne journée colère, rien qu'à moi !)
* voyeurisme *
bien avant de s'attaquer au regroupement familial par le biais de tests adn,
sarkozy alors ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire
avait déjà fait voter une loi afin de définir les modalités d'une "immigration choisie".
venait d'être créée la carte de séjour "compétences et talent".
(Décret n° 2007-372 du 21 mars 2007 relatif à la carte de séjour portant la mention « compétences et talents » prévue à l'article L. 315-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile)
valable 3 ans renouvelable, cette carte "peut être accordée à l’étranger
susceptible de participer au développement économique
ou au rayonnement de la france et du pays dont il a la nationalité."
à ce jour, aucune carte n'a été délivrée...
argh !, on est pas prêts d'être emmerdés...
mais le pire, c'est que ce genre de procédé ne date pas d'hier :
* voyeurisme * p. énervé, en train de "t'chécker" les programmes télé sur internet :
et la fête à mon gland, c'est quand ils veulent...
sans déconner qu'est-ce qu'on en a à foutre des clitos !
nos pulsions à nous les mecs tout le monde s'en branle...
et de toute façon les femmes tout ce qu'elles veulent
c'est qu'on les traite comme des chiennes.
elles en ont rien à foutre de leur clito, moi j'te l'dis..."
adepte des causes perdues à mes heures, calmement,
j'essaye de me lancer dans un modeste, mais oh! combien vigoureux plaidoyer.
malgré la résistance offerte, je fais de mon mieux.
tentant d'exposer toute la subtilité et la complexité de cet étrange organe
dédié au plaisir féminin...
et dans un ultime baroud d'honneur j'essaye même de lui faire entrevoir
toute la gratitude et la reconnaissance sans borne qu'il pourrait en tirer.
p. un peu interloqué tout de même :
"t'es un ouf de pédale en fait, toi "
* exhibitionnisme * il devait être 5h du matin.
j'étais arrivé vers 20h.
on était venus séparément.
elle était belle.
de celle dont on se dit
que c'est pour les autres.
on se connaissait à peine
mais on a parlé pendant des heures.
les autres, on les voyait pas.
ils ne nous ont pas vu non plus.
on a rit, beaucoup.
on a bu, beaucoup aussi.
on s'est échangé des regards
et des silences aussi.
il était temps de partir.
elle s'est penchée à mon oreille
et m'a dit tout bas :
"j'ai envie de faire l'amour avec toi,
pas juste baiser, faire l'amour"
je l'ai regardé dans les yeux.
le temps était suspendu.
elle disait vrai, ça se voyait.
je l'ai regardé dans les yeux.
en une fraction de seconde
je me suis entendu dire :
"non."
elle m'a sourit
elle a dit :
"dommage"
elle m'a embrassé sur la joue.
tendrement.
sans insister.
et elle est partie.
j'ai pris le métro.
il faisait froid,
je crois.
je ne l'ai pas revue.
je ne la reverrai surement jamais.
je n'étais pas prêt.
elle a rouvert des plaies tout juste cicatrisées.
j'ai eu peur.